Dimanche 8 janvier 2012
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Je viens d'expérimenter l'éloignement "forcé", ou plutôt… disons que je ne me suis pas laissé le choix. Après avoir réservé un aller-retour Luxembourg - Estonie, je suis parti le 20 décembre
dernier sans m'autoriser une quelconque possibilité de me défiler. Sans réfléchir, presque sans rien préparer je me suis jeté dans un avion qui partait pour Taalinn où j'ai finalement rejoint ma
femme partie un peu plus tôt pour passer les fêtes avec ses parents.
Après avoir passé 3 jours à dormir près de 14 heures et essayer de faire bonne figure avec les visiteurs le reste du temps, j'ai peu à peu commencé à revivre. Le mot n'est pas trop fort
putain ! qu'est-ce qu'on peut-être vivant sans came ! Surtout quand on a pas retrouvé cet état depuis longtemps. C'est dingue l'énergie qu'on peut avoir en chacun de nous. À partir de la 2ème
semaine, c'est moi qui insitait pour sortir malgré la neige. La 3ème, mes idées étaient redevenues plus claires que jamais, l'envie de faire des projets… de changer etc…
Voici donc un conseil que je me permettrais de donner : si vous voulez arrêter… passez déjà par un séjour de rupture pour commencer. Un endroit loin de la came où l'option n'est pas ouverte.
Engagez-vous à rester quelque part, 2/3 semaines… après même si vous replongez le souvenir de ce bonheur sans came vous aidera le momwnt venu.
Tchao.
Par Kristo
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Samedi 3 décembre 2011
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03:27
…hein pourquoi ? Pourquoi le raisonnement qui fonctionne pour des centaines d'autres choses est-il d'une telle inefficacité lorsqu'il s'agit de came ?
Pour la plupart d'entre nous lorsque le réveil sonne le matin, on aimerait rester au lit… hein ? Pourtant on se lève, parce qu'on sait qu'il faut aller bosser, pour gagner du pognon, payer son
loyer…bla bla bla. Quand on déguste un apéro, même du genre "soigné", "high class"… on ne s'empiffre pas comme un goret, parce qu'on sait qu'il faut garder de l'appétit pour le repas… etc.
Alors, quand on réalise que notre vie est sur le point de nous exploser au visage à force de consommer, pourquoi on arrête pas… hein ? Quand on vient de perdre son job et la plupart de ses potes,
qu'on attaque régulièrement le livret A pour renflouer le compte courant, que sa femme étudie en douce les options possibles pour s'éloigner, avec sa fille… pourquoi on arrête pas bordel…
pourquoi on arrête pas ?
Plutôt que de mettre en sous-titre "j'arrête la came sur ce blog", j'aurais été plus avisé d'appeler ça "je m'autodétruis sur ce blog"
J'voudrais pourtant que ça s'arrête… sincèrement putain !
Par Kristo
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Mardi 22 novembre 2011
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00:06
…elle est pleine de vie, cours à travers l'appartement en criant "papoula ! papoula !", elle tire avec vigueur sur ma main pour que je la suive, je comprends qu'elle veux que je joue avec elle ou
lui raconte une petite histoire, elle s'assied alors sur le tapis du salon, pose son livre ouvert sur ses cuisses et montre du doigt l'espace vide à ses côtés, elle dit "assis papoula ! assis !",
je m'installe donc auprès d'elle assis en tailleur, elle se lève, enjambe mes cuisses malgré la difficulté et appuye avec insistance son dos contre moi avant de se laisser glisser sur mes genoux.
Ce moment précis me procure un intense bonheur, cet instant ou elle choisit de se blottir au creux de son papa, pour entendre des mots déjà prononcés 20 fois. Qu'est-ce qu'elle y trouve ? Du
réconfort, de l'attention, du bonheur ? Je ne sais pas… tout ce que je sais, c'est que je t'aime ma fille, du fond du cœur… je t'aime.
Par Kristo
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Jeudi 21 juillet 2011
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04:05
Je m'acolyte trop avec moi-même
Je me colle au pare-brise ça me gêne
Ca sent le cramé sous les projos
Regarde où j'en suis je tringle aux rideaux
C'est comment qu'on freine ?
Je voudrais descendre de là
C'est comment qu'on freine ?
Alain Bashung
Par Kristo
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Samedi 12 mars 2011
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10:10
J'ai honte… putain comme j'ai honte…malheureusement je dois bien me l'avouer, j'ai pas transformé l'essai. Après tout ce que j'ai fait enduré à ma femme et ma fille pendant
l'hospitalisation, y'a pas à tortiller… inutile de prétexter n'importe quoi ou d'arrondir les angles, je consomme à nouveau et régulièrement.
Bon… pour rester positif, je vais essayer de me concentrer sur les quelques raisons de se "satisfaire", j'ai toujours l'envie et l'espoir d'arrêter. J'ai revu un psy et mardi je commence
l'acupuncture. Bon… c'est assez pour aujourd'hui.
Par Kristo
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